AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un ange venu du ciel...[Ouvert]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité ❞
Invité


MessageSujet: Un ange venu du ciel...[Ouvert]   Dim 12 Déc - 17:35

    La ville de Séoul est magnifique le soir, éclairée par tants de lumières qu’elles forment un océan de chaleur vue d’en haut. La pleine lune seule maîtresse de cette nuit et les étoiles se comptant par milliers. On associe souvent une d’entre elle à une âme qui est parti et qui repose désormais au paradis. Je marche dans cette rue que j’empruntais souvent pour aller à la Fac. Les souvenirs remontent mais je ne les laisse pas m’avoir et je les repousse. Si je suis venue ici c’est avec un cœur froid et aucune raison de faire ma gentille. Ce monde que tous voit comme quelque chose de magique, n’est en réalité qu’une vaste étendue de terre habitée par le chaos total. Cela me fait rire et même très quand je regarde ces passants tout sourire et pourtant je ressens comme une envie de leur dire que ce n’est qu’illusion. L’être humain est éphémère et pourtant j’en étais un et voilà dans quelle situation je me trouve actuellement. On m’a dit : seconde chance. J’ai l’impression que dès que je marche et que je me mêle à la foule, quelqu’un va venir me crier que je n’ai plus ma place ici et que je devrais être morte. Pourtant ma cousine me parle au téléphone comme si de rien n’était, pourtant je ne l’ai toujours pas revue depuis cet incident. Ma vie a changé, je suis ici pour me consacrer uniquement à mes priorités et non à ma vie d’avant. Une machine comme on en connait peu, cependant Dieu peut aller se rhabiller car ses ordres venus d’en haut, je m’en moque ! Oui je suis un robot mais, au service de personne. Je lève les yeux vers cette grande bâtisse, ce monument où on dit se faire pardonner de ses pêchés. J’ai vu que c’est dans cet endroit que les anges se réunissent. Je pose ma main froide sur la poignée de la porte que j’ouvre. J’entre, hésitante, un peu peureuse de se retrouver nez à nez avec un autre ange ou pire un humain dévergondé. Le craquement du planché se fait entendre sous mes pas. Je touche du bout des doigts les rayons de bancs et je viens m’asseoir sur les escaliers devant l’autel. J’admire les vitraux, les visages et les couleurs qui ressortent. C’est calme, tout parait silencieux et mort. D’un côté c’est paisible, relaxant mais d’un autre, on ne sait pas ce qui pourrait surgir dans la pénombre. Je me retourne, à genoux sur les marches, ma robe longue couvre presque la totalité de mes jambes. Et telle une femme de l’époque chrétienne, je joins mes mains pour faire une prière. Mes yeux clos, j’essaye de faire le vide dans ma tête et tente d’oublier tous les mauvais moments du temps de ma vie d’humaine. Ma respiration se fait irrégulière, je n’aurais peut-être pas dus sortir sans manteau. Certes, ce n’est qu’un détail. Si l’on s’attardait sur cela, autant me demander pourquoi n’ai-je pas brossé mes cheveux, pourquoi n’ai-je pas pris de gants ? Je souffle un coup et je termine mon action. Je baisse mes yeux et puis je me relève.

    « Tout est pareil, en réalité rien ne peut être changé… »

    Après mes paroles, j’entends une voix venir d’assez loin derrière moi. Sans attendre je me retourne et je fixe la petite silhouette que j’aperçois. La voix d’un homme, c’est le prêtre de cette église. Il m’avait entendu alors, il m’observait surement depuis le début de ma prière et même depuis mon arrivée en ce lieu. Je me sentis gênée mais aussi rassurée. La raison de cela, je ne la connais pas. J’avais envie de dire à cette personne travaillant pour Dieu sur Terre que j’étais un ange, qu’en réalité j’étais une personne avec un lourd passé. Mais c’est contre les règles et contre mes priorités. Il y a des lois que je n’enfreindrais jamais. Je libère mes mains et laisse mes bras le long de mon corps. J’affichais alors un sourire, non de joie et de tristesse mais qui voulait montrer un « Zut, découverte. ». Il s’approcha de moi mais avant cela, alluma deux ou trois bougies posées sur la table, celle-ci étant recouverte d’une nappe blanche je craignais que les cendres ne la tâchent. Je ne savais pas si je devais lui dire bonsoir ou au contraire me terrer dans le silence comme à mon habitude. Le vieil homme, car je lui en aurais bien donné soixante, me sourit lui du fond du cœur. Il m’indiqua le banc et je compris qu’il désirait que l’on s’asseye. Je m’exécutai et le laissa prendre la parole. Après un long silence, comme s’il méditait il laissa des paroles bien propres à son métier sortir de sa bouche.

    « Dieu est là pour vous ma fille. Ce n’est pas renoncer qui vous fera gagner, non loin de là. Prier c’est déjà un bel avancement vers la paix. »

    Je restai assez ébahie. Il avait dit ça comme s’il lisait au plus profond de mon être, comme dans un livre ouvert. Il ne comprenait malheureusement pas ma situation et ses paroles devaient être dîtes à quelqu’un d’autre. Je n’osais répondre à ça. Si seulement il savait que Dieu m’avait renvoyé sur Terre, s’il savait qu’en réalité c’était moi qui étais là pour les gens. Que je ne devais avoir d’aide de personne. Les humains ne peuvent comprendre ça, si pour dire que certains étant dans le même cas que moi n’ont pas encore compris ce qui était entrain de se passer. J’allais cependant réfléchir sur son discours et n’allait pas le mettre aux oubliettes. D’un coup je ne savais plus ce que j’avais prononcé lors de ma prière. Qu’avais-je demandé ? Non en réalité, j’avais demandé pardon. Et je savais que cela n’allait pas m’être accordé. Sans m’en apercevoir, le prêtre parti et je me retrouvais comme au début seule, toute seule. Une personne amène une autre dit-on. Alors qui sera la prochaine ? Pour le moment je fredonnais un petit chant de Noël car c’était proche. Ce qui fut pensé, arriva. J’entendis une porte s’ouvrir dus au grincement. Et si cette personne était mon ou bien ma futur(e) protégé(e) ? Un sentiment d’excitation me prit. Si c’était un homme j’allais le remettre en place et je m’amuserais, si c’était une femme je l’abattrai et lui interdirai de pleurer une seule fois. Quelle cruauté Sayuri. « Amen.»
Revenir en haut Aller en bas
 

Un ange venu du ciel...[Ouvert]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» A genoux les yeux au ciel, j'hurle comme un loup mais la lune s'en fout ... ✖ Everdeen
» [Toutes les créas' sont là ;) ] Une Pomme qui tombe du Ciel /0w0\
» l'ange noir débarque!!!!!
» Les arbres ne poussent pas jusqu'au ciel
» Nat Ouvert
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
stairway to heaven. :: temps mort. :: sujets finis/abandonnés;-